Un samedi au club Saint-Hil’air

En théorie, l’organisation des sorties « vol de groupe » est parfaitement organisée. En pratique, c’est plus compliqué. A l’échéance pour l’annulation de la navette le mercredi soir à 18h, il n’y a que 3 valeureux parapentistes d’inscrits. J’écris donc à Autoka, le loueur, pour demander l’annulation. En soirée, Mélanie et JB annoncent leur disponibilité, le contingent est suffisant. Les conditions s’annoncent bonnes pour samedi, le GO (gentil organisateur) n’a plus accès à internet au moment le plus critique de la semaine…Man’s se charge de réserver une nouvelle navette et le problème du chauffeur ne se pose pas puisque ce week-end le GO fait aussi chauffeur.

Vendredi après-midi, Vincent est celui qui prend la huitième et dernière place dans la navette. Finalement nous n’allons pas voyager à vide.

Derniers détails réglés à 21h vendredi soir et puis tout le monde recharge ses accus.

Samedi matin à 7h25, récupèration d’Etienne à Saint-Nazaire les Eymes. 7h50 récupération de Guillaume dans Grenoble. 8h05, nous sortons de chez Autoka avec un beau fourgon VW Transporter. Le chauffeur est content. 8h16, moteur coupé sur le parking du lieu de rendez-vous à Espace Comboire, la moitié des pilotes se retrouvent en 30 secondes. L’autre moitié à pris l’indiction vraiment au pied de la lettre et sont presque en train de faire la queue dans la file de voiture de la station essence.

Confirmation que l’on part bien dans le sud, aux Richards.

8h28, on ferme la porte du fourgon et direction les Hautes-Alpes.

La route ne souffre aucune difficulté, si ce n’est les nombreux virages. Effervescence, effervescence. Aucun doute, tous les parapentistes sont des passionnés. Essayez de leur parler d’autre chose que de brise, de thermique et de plafond et vous vous sentirez muets. Le trajet passe donc rapidement et les derniers kilomètres permettent de bien identifier le décollage et le début du vol. Nous passons en fourgon sur l’attéro mais personne ne veut s’y arrêter. Le parapentiste est aussi un superstitieux.

A 10h15, nous sommes aux Richards. Il y a 200m de marche d’approche pour arriver au déco. Dans ce champ, on voit immédiatement qu’aujourd’hui l’endroit fait parti des bons choix. Quelques dignes représentants du cross français sont là et autant vous dire qu’on est pas non plus là pour trier les lentilles. Ambiance sympa, beaucoup d’échanges, la moitié de la quinzaine de pilotes ne connaît pas le site. Je déplie mes cartes (pas très adaptées) mais à défaut de mieux, on fera avec. J’explique à Clémence, Etienne, Guillaume et Vincent le parcours. C’est une découverte de site et de la région pour la moitié de la navette.

A 11h00, le premier pilote décolle (on reparlera de lui). Man’s lui colle aux suspentes. Guillaume décolle en dernier à 11h20. C’est déjà une bonne chose, tout le monde est en l’air dont un bi-place.

Le groupe s’extrait et vole très serré jusqu’au Banc du Peyron. A 12h26, les premiers partent en transition vers le Grun de Saint-Maurice, les derniers partent 5 minutes après. C’est à l’arrivée de la transition que le groupe va s’étirer. Guillaume est arrivé un peu bas et a du mal à se refaire. A 13h00, je reçois un appel, il est posé au pied du Grun de Saint Maurice. Récupéré un quart d’heure plus tard, nous réglons le GPS sur l’entrée de la vallée d’Entraigues, prochain point ou à priori il pourrait y avoir des pilotes à récupérer.

Pas le temps d’y arriver, nous recevons un appel de Mélanie qui nous prévient qu’ils vont poser à Entraigues. En appelant en vol, ils gagnent un quart d’heure sur le délai de la récup, nous faisant prendre un raccourci pour aller directement au fond de la vallée. Mélanie n’est pas bien et ils ont du écourter le vol. JB, lui, sentait bien dans des conditions agréables.

En attendant d’avoir des nouvelles des autres, nous n’avons plus rien à faire dans cette vallée, tout le monde a dépassé le Coiro. Je propose de les monter au Jas d’Oris pour redécoller.

Dans la montée, Clémence nous appelle pour nous dire qu’elle est posée à Chamrousse. En l’espace d’une heure de grands écarts de position se font créés. Je l’averti que nous allons mettre du temps à arriver. La piste est longue pour atteindre le déco.

Là-haut c’est Guillaume qui prend les commandes du bi-place avec JB en passager. Ils décollent dans du thermo-dynamique, zonent puis montent progressivement pour atteindre 3200. Pendant ce temps, Mélanie et moi filons par les routes vers le Nord. Jean-Pierre nous appelle pour nous dire qu’il est à Lumbin. Un choix raisonné plutôt qu’une obligation. Etienne nous apprend qu’il est posé à côté de sa voiture à Saint-Nazaire les Eymes, belle reprise !

A 16h40, nous arrivons sur Espace Comboire et Man’s nous dit qu’il est à l’entrée de la Maurienne. Le temps de poser Mélanie à sa voiture et comme les autres ont réussi à rentrer par eux même avant que j’arrive, je prends l’autoroute directement pour la Maurienne. A 18h00, au bord de la route un parapentiste fait du stop :

  • Hé ! tu vas où ?
  • A saint-Hil.
  • C’est ton jour de chance.

1 kilomètre plus loin Man’s est en compagnie de 2 autres pilotes. Tout le monde charge ses affaires et il faut maintenant trouver Vincent qui a posé une demi-heure après Man’s. Malgré le fait qu’ils aient posé dans le même champ, ce sera un petit peu plus compliqué de récupérer notre dernier pilote.

Le temps de reprendre l’autoroute puis de poser le parapentiste de Saint-Hilaire à Crolles (ce pilote est en fait celui qui a décollé le tout premier, le matin même aux Richards), puis Man’s à Montbonnot et nous voilà revenu à Espace Comboire. Vincent prend sa voiture pour rentrer chez lui, tandis qu’il me reste le plein à faire, ramener les 2 parapentistes clandestins qu’il me reste et rendre le fourgon. A 19h23, les 2 pilotes heureux d’avoir trouvé un retour aussi pratique et confortable s’en vont prendre le train en pensant à leur futur club…

Un petit détail pour terminer, je n’ai pas de badge pour rendre le fourgon. C’est l’occasion de revoir Guillaume pour parler de son deuxième vol et récupérer le pass.

Au final, la journée est un succès. Les pilotes ont bien volé exploitant la journée aux limites de ce que chacun pensait possible le matin en se levant. La CFD comporte déjà la déclaration de vol à 2 de Man’s et Vincent (110km) ainsi que celle de Clémence (60km). Elle devrait comporter celle de Jean-Pierre et Etienne (environ 75km), également en vol à 2.

Si finalement les longueurs de vols sont différentes, je suis content de savoir que les pilotes ont volés en groupe la majorité du temps.

C’est ça une sortie navette-vol de groupe au club Saint-Hil.

Bravo à tous !

Vous trouverez qq extraits du vol de Clémence en vidéos  sur : https://www.youtube.com/playlist?list=PLcyV6cQt1ppF7LvE7epu0ousQUlY881ha

Et les photos de Mél et JB : https://drive.google.com/folderview?id=0B5zyXzDjNRIfeGpHUmZxQ2RkcGc

 

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